Pour retrouver une rivière vivante : le PGS de l’Eyrieux avance

En octobre 2025, BEED consacrait un premier article au projet de Plan de Gestion Sédimentaire (PGS) de l’Eyrieux. Où en sommes-nous aujourd’hui ? Le projet franchit une première étape importante avec son inscription parmi les actions prioritaires du Plan Territorial de Gestion de l’Eau. Le Collectif Eyrieux poursuit désormais son travail pour préparer un lancement du PGS en 2028 et faire émerger des solutions durables à l’échelle du bassin versant.

RIVIÈRES VIVANTESACTIONS

J-L. Piolet - Septembre 2026

Un collectif pour faire avancer le PGS

Le Collectif Eyrieux réunit depuis juillet 2025 :

  • la Fédération de Pêche de l’Ardèche ;

  • FNE (France Nature Environnement) et ses experts ;

  • la FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature) ;

  • BEED ;

  • le Comité Départemental de Canoë-Kayak ;

  • et la Confédération Paysanne de l’Ardèche, qui a rejoint le collectif il y a quelques mois.

L’objectif de ce Collectif est de parvenir à un consensus permettant de lancer un PGS dès 2028 (voir notre article d’octobre 2025), porté par notre syndicat de rivières, le SMEC (Syndicat Mixte Eyrieux Crussol).

Une première étape est désormais actée : le PGS fait partie des actions prioritaires du Plan Territorial de Gestion de l’Eau, validé cet automne 2026.

Il s’agira, en 2027, de préparer le cahier des charges qui permettra de lancer le PGS l’année suivante, avec à la clé un plan d’actions concrètes pluriannuel. L’objectif : retrouver, à l’échelle du bassin versant, un flux sédimentaire plus équilibré.

Faire comprendre l’importance des sédiments pour la rivière

L’année 2027 sera également consacrée, par le Collectif, en partenariat avec le SMEC et les autres acteurs, à des actions de sensibilisation et d’explication sur l’importance des sédiments pour la vie de la rivière.

Depuis des décennies, le barrage des Collanges bloque une partie des sédiments, notamment les plus grossiers, perturbant ainsi le fonctionnement naturel de la rivière. Cette rupture du transit sédimentaire, dont les effets sont encore accentués par le réchauffement climatique, entraîne de graves conséquences sur :

  • la biodiversité et les poissons ;

  • la température de l’eau et les risques d’eutrophisation ;

  • la puissance des débits et les ouvrages ;

  • l’arrachage de terres en aval ;

  • l’enfoncement du lit de la rivière, etc.

Vous trouverez des éléments d’explication simples dans le document pédagogique animé réalisé par la Fédération de Pêche (lien).

Les sédiments sont indispensables à l’équilibre et à la vie de nos rivières. Il est largement temps de trouver ensemble des solutions durables pour préserver nos cours d’eau : c’est tout l’objectif du PGS !